Olga Dupont

En choisissant « l’Animal » comme fil conducteur de son œuvre, Olga Dupont, qui peint peu de figures humaines, joue, par projection, sur l’animalité qui est en nous, et, réciproquement, l’humanité qui est en chaque animal.

Là-bas, dans leur milieu naturel, c’est la loi du plus fort et du plus rapide. L’animal ne vit pas, il survit. Les prédateurs sont là, en attente. C’est le cycle éternel de la nature. Et l’animal en est au plus près. D’ailleurs, il porte sur lui la couleur et le motif qui va tromper.

Les rayures du tigre lui permettent de se confondre avec les ombres des bambous. Les taches de la panthère jouent sur les ombres des feuilles, la robe de l’antilope épouse les teintes du sable. L’éléphant émerge comme un rocher. Le gorille, bien que noir, absorbe le vert de la jungle.

Olga Dupont travaille principalement à la gouache.

« La gouache, nous dit-elle, est une technique pour beaucoup mise de côté, peu noble, réservée aux enfants. Alors qu’elle est riche d’effets plastiques et de nuances colorées. Elle est à domestiquer. »

Reine de la couleur et du mouvement, Olga Dupont poursuit donc cette inspiration orientaliste et furieusement romantique de Delacroix auquel elle a rendu hommage avec ses fameux tableaux de « La Chasse ».

La Chasse au Tigre. Pourtant, l’interprétation qu’elle nous donne nous prévient que cet univers lumineux et chatoyant est un univers à la lisière de notre jungle intérieure où le danger rôde, prêt à bondir.

Michel Amelin

Son site : http://olgadupont.wordpress.com/

 

Exposition Olga Dupont en 2007